Dans l'attente d'un ami, j'ai créé mon premier blog si nécessaire de le constater car il n'y en aura pas, à proprement parlé, un second, par définition. Disons alors que le premier sujet de ce blog sera l'art de la définition au fil de la plume, en l'occurrence, ici, du clavier. Ensuite, à l'avenir, quand il en sera encore temps, nous aborderons le sujet véritable de ce blog, la définition du temps, son laps : le temps de réponse.
vendredi 10 décembre 2010
La convention
Ce que nous entendons par convention, nous allons le découvrir au fil de cette séquence, nième phase du nommé blog : le Temps de Réponse. Ce qui m'amène à ce terme est la vision récente de quelques films de cinéma. Il apparaît à la vue de ces dits films, dont nous tairons par ailleurs même les titres, que c'est sur l'acceptation de la convention ou des conventions qui les structurent que repose leur medium. Sans cette acceptation du visionneur au visionné, la forme même du film risque l'effondrement et autant quitter la salle obscure si ce moment advient. Du Temps de Réponse à (ou aux) la convention (ou les conventions) dépend l'équilibre fragile de l'exercice auquel, quoiqu'il advienne, ils nous obligent. Nous atteignons là, pour ainsi dire, à un moment ontologique de la séquence cinématographique qui les fonde. Manqué la ou les conventions, il ne reste plus grand chose du contrat implicite qui unit le "regardeur" au regardé. C'est cette patience propre au Temps de Réponse qui constitue, en quelque sorte, la convention. Le laps ainsi opéré nous fonde en tant que "le" spectateur. L'intrusion dans l'intimité de cette machination de l'oeuvre nous délivre de notre devoir de critique. Et c'est ainsi que notre possibilité d'accueillir la fiction nous révèle notre condition de regardant, ou par ailleurs, de lisant. Tout autre équilibre nous conduirait au lapsus qui n'est autre qu'une révolution à advenir, la déconstruction du substrat de la dite oeuvre. Par ailleurs, cette déconstruction peut elle-même constituer la convention. Nous ne manquerons pas d'y revenir ici, une autre fois.
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