mercredi 29 décembre 2010

Du Temps, vacance !

Nous retraverserons dans ce billet de nouveau la problématique de la vacance du Temps. Ce principe du Temps, en effet, semble hanter les thématiques annoncées du blog. C'est l'aspect dépressif de la machine du Temps qui est ainsi questionné. L'auteur du blog, nous l'avons déjà souvent entre-aperçu ici, bute sur cette caractéristique propre du Temps. Précisément, un usage du Temps se révèle linéaire. Nous pourrions considérer à partir de maintenant une autre hypothèse : le Temps comme non-linéaire. C'est ainsi, dans ce contre pied, que nous pensons élargir l'emprise théorique du Temps sur son environnement. Ce que nous entendons introduire ici, c'est une accidentologie du Temps. Cet outil conceptuel pourrait s'avérer décisif au moment de procéder à un élargissement de la notion du Temps.

jeudi 23 décembre 2010

Le Temps, des dégâts !

Avec surprise, je reprends le fil du blog ! Un temps de vacance oblige. Mais rien ne prédispose à la réussite de ce billet ! Donc, j'use et j'abuse du point d'exclamation ! Dans son temps, ce blog fit part d'un incident domestique dans un billet nommé "Le cigare et le coquetier". Avant hier, j'ai vécu une autre expérience de ce type. Je suis en possession depuis de longues années d'une assise ovoïde dont la forme évoque tout à fait celle d'un oeuf. Depuis que je loge ici, non loin de la rue de Charonne, cet oeuf se trouve en proximité d'un radiateur mural. Recevant un membre de ma famille, mon neveu, l'oeuf a connu un rapprochement vers ce support chauffant. L'ayant intempestivement mis en marche, dans un moment où l'oeuf était accolé au dit appareil, est advenu l'inévitable puisque que les matières synthétiques dont il est composé sont thermosensibles. Pour ainsi dire, la pointe du flanc de l'oeuf s'est aplatie sous l'effet de la chaleur, son tissu vert imprimant en inverse le relief du radiateur. En mon absence, mon neveu, prévenu du phénomène en cours par l'émanation de l'odeur caractéristique de brûlé, éloignât l'oeuf de la source de chaleur, limitant ainsi les dégâts ! Depuis lors, je sonde régulièrement la petite surface altérée qui n'apparaît pas directement au regard quand nous voyons l'oeuf, celle-ci se trouvant face la fenêtre au dessous de laquelle est fixé le radiateur. Ainsi, s'est engagé entre cet élément d'ameublement et ma psyché comme un nouveau dialogue qui m'oblige, pour un temps certainement limité, à cette palpation régulière de son flanc caché et blessé dans son essence de forme ovoïde et lisse !

samedi 18 décembre 2010

Quoi dire ? Ou l'état du blog !

Pas d'idées nouvelles pour alimenter ce blog, la panne sèche ! Plus, de plus ou moins longues digressions absconses à vous soumettre. Je ne pense pas pourtant que le parti pris du dit blog touche à sa fin, du moins il traverse une phase difficile, au point de vous en faire part. Le Temps de Réponse trouve aussi son objectif dans la jachère comme un temps de mise en sourdine. A ne pas douter, une intention louable finira bien par se manifester. Mais pour cet épilogue de l'année, à l'approche du solstice d'hiver, nada !

vendredi 10 décembre 2010

La convention

Ce que nous entendons par convention, nous allons le découvrir au fil de cette séquence, nième phase du nommé blog : le Temps de Réponse. Ce qui m'amène à ce terme est la vision récente de quelques films de cinéma. Il apparaît à la vue de ces dits films, dont nous tairons par ailleurs même les titres, que c'est sur l'acceptation de la convention ou des conventions qui les structurent que repose leur medium. Sans cette acceptation du visionneur au visionné, la forme même du film risque l'effondrement et autant quitter la salle obscure si ce moment advient. Du Temps de Réponse à (ou aux) la convention (ou les conventions) dépend l'équilibre fragile de l'exercice auquel, quoiqu'il advienne, ils nous obligent. Nous atteignons là, pour ainsi dire, à un moment ontologique de la séquence cinématographique qui les fonde. Manqué la ou les conventions, il ne reste plus grand chose du contrat implicite qui unit le "regardeur" au regardé. C'est cette patience propre au Temps de Réponse qui constitue, en quelque sorte, la convention. Le laps ainsi opéré nous fonde en tant que "le" spectateur. L'intrusion dans l'intimité de cette machination de l'oeuvre nous délivre de notre devoir de critique. Et c'est ainsi que notre possibilité d'accueillir la fiction nous révèle notre condition de regardant, ou par ailleurs, de lisant. Tout autre équilibre nous conduirait au lapsus qui n'est autre qu'une révolution à advenir, la déconstruction du substrat de la dite oeuvre. Par ailleurs, cette déconstruction peut elle-même constituer la convention. Nous ne manquerons pas d'y revenir ici, une autre fois.

vendredi 3 décembre 2010

La phase et la stase

Ce billet, dont le titre fut longuement ressassé par l'auteur, commencera sous le signe de la stase. En effet, la seule occurrence de ce terme est médicale ce qui pourrait contrarier le rédacteur : "arrêt ou ralentissement considérable dans la circulation ou l'écoulement d'un liquide organique". Nous allons devoir pour l'équilibre de cette séquence opérer un détournement du sens original. Nous considérerons que la stase est de l'ordre de la suspension en cours d'un sens comme signification ou direction. Le sens obtus de ce qui se joue ici, dans le corps du blog. C'est à cette phase que nous accédons, l'impossibilité de rejoindre un sens annoncé, promis par anticipation. Nous tentons donc la relève de la phase à la stase telle que maintenant considérée. Le billet s'achève, son parcours "phasique" nous ébranlant comme un effet "stasique", deux néologismes l'interrompant entre guillemets.