Le sujet annoncé de ce billet, comme une nouvelle séquence, est le pluriel d'"archive". Le préalable du pluriel est, en principe, son singulier. Comment ne pas le rencontrer sauf si le terme usité n'en possède pas et c'est dans ce cas de figure que nous nous trouvons. Evoquer "une archive" est impropre dans la langue française moderne. Nous transportant à l'article de définition du Robert, nous lisons : "ARCHIVES n. f. pl. - 1282 archive ; archivum, du gr. (plur) arkhaia ou archeia, de arkhê . commencement, pouvoir ". L'archive unique, comme originelle, n'a pas de place. On ne peut l'envisager que dans la multitude d'autres éléments ou sources. Ainsi, si il subsistait une seule ligne d'un fragment, une seule lettre même, nous aurions à faire à l'aune de la désinence plurielle de la dite science des archives à encore des archives, opérant ainsi un renversement étymologique de sens et ce faisant un saut épistémologique inversé. Une aporie survient ainsi, mais son caractère "uchronique" nous préservera, probablement heureusement, de l'envisager, la traiter.
Des mots pour ne rien dire... !
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