Dans l'attente d'un ami, j'ai créé mon premier blog si nécessaire de le constater car il n'y en aura pas, à proprement parlé, un second, par définition. Disons alors que le premier sujet de ce blog sera l'art de la définition au fil de la plume, en l'occurrence, ici, du clavier. Ensuite, à l'avenir, quand il en sera encore temps, nous aborderons le sujet véritable de ce blog, la définition du temps, son laps : le temps de réponse.
lundi 5 juillet 2010
Le cigare et le coquetier.
Les natures respectives du cigare et du coquetier sont antinomiques. Si nous les assemblons dans le titre de ce billet, c'est à la façon d'une fable. Une historiette les unira. Précisons, en entrée en matière, que le cigare est cigare, cigare bon marché, mais cigare. A propos du coquetier, il est - quant à lui - en matière plastique mais sa fonction sera détournée : il n'est plus coquetier mais cendrier. Dedans, sur son bord, le cigare entamé se consume. Le fumeur n'est pas loin mais il ne prête plus attention à ce qui, immanquablement, va se produire. Le foyer du cigare, alors, officie : le bord blanc du coquetier en plastique se rétracte, se déforme, se noircit, fond. Le fumeur va se retourner vers ce cendrier de fortune, découvrir l'incident provoqué par sa négligence, la consomption mutuelle du cigare et du coquetier.
Le grave et l'aigu.
Concernant la dichotomie qui s'exerce du grave à l'aigu, nous nous arrêterons à son ère linguistique. Le champ de l'accentuation de notre langue est peu fourni et se produit essentiellement du grave à l'aigu et réciproquement. Nous savons également en visionnant le clavier que l'accent grave orne la lettre a et u sans pour autant opérer un changement d'accentuation. Dans ce cas de figure, c'est à la lecture que le changement de sens s'opère : "là" ou "où" n'a pas le même sens que l'article "la" et la conjonction de coordination "ou". Ainsi, la définition d'un même ensemble de lettres varie, du tout au tout, du seul effet de l'accentuation même si celle-ci n'est pas perçu à la prononciation. Par exemple, avec l'assemblage de lettres "m u r", nous obtenons après l'accentuation l'adjectif "mûr" au lieu du mot "mur".
Nous reviendrons, ultérieurement, à ce double thème, le grave et l'aigu, concernant un autre domaine.
Nous reviendrons, ultérieurement, à ce double thème, le grave et l'aigu, concernant un autre domaine.
dimanche 4 juillet 2010
La prépondérance.
Le sujet de ce billet est la prépondérance. Qu'entendons-nous par-là? Par exemple, le sujet prépondérant de ce blog est le Temps de réponse. Mais nous savons également que l'accès à celui-ci passera par une cohorte de définitions-digressions successives, constituant ainsi une prépondérance préalable. Cette notion du préalable se présente donc comme une valeur essentielle. Nous ne pouvons pas en faire l'économie. S'opère, ce faisant, un renversement de prépondérance. De la qualité de ce renversement dépend la portée épistémologique du travail en cours. Ce qui est prépondérant, ici et maintenant, c'est le saisissement propre de ce qui pourrait apparaître comme un contournement mais sans lequel le socle du projet annoncé ne saurait advenir.
samedi 3 juillet 2010
L'action comme velléité.
Nous tenterons ici d'aborder, en suite des précédents billets "Le Temps et la vacance" et "Le Temps récalcitrant", le saut épistémologique que représente le passage de la velléité à l'action réel. En effet, l'agir contient toujours en préalable un moment, indispensable, de velléité. L'engagement se fonde sur ce moment et se réalise dans son dépassement. Réside, dans cet équilibre psychologique subtil, la possibilité de nos actions. Le bruit de fond sur lequel il s'établit est précisément celui du Temps, en tant que vacance, et permet l'élaboration, la mise en relief, propre, de l'action désirée. La notion de désir trouve également, là, sa source et sa potentialité. Sans elle, ce saut épistémologique qui nous mène à l'agir ne serait. Le Temps peut alors s'échapper de sa coque récalcitrante.
Inscription à :
Articles (Atom)