mercredi 30 juin 2010

Le Temps et la vacance.

Voilà bien le sujet, déclaré dernier de ce blog, nous prendre déjà d'assaut. Nous filons, de billet en billet, et nous ne manquons pas de le voir surgir dans l'intitulé du billet ou dans son corps. Demain nous parlerons du Temps récalcitrant. Mais avant, à l'instant, nous nous arrêterons à la notion de "vacance" et de son rapport au Temps. Singulière formation ! En effet, nous y trouvons là un des plus pertinents paradoxes du Temps. Il ne cesse de s'écouler et donc de recouvrir toutes les actions de nos vies et pourtant, en soi, son essence ontologique, il ne représente rien sinon le cours des choses qu'on dit, généralement, immuables. Et pourtant, sans ce déroulement maussade, que pourrait-t-il advenir ? Sans la vacance que le Temps ne manque pas de représenter, quoi de la foultitude de notre environnement et de son devenir ? Quoi du passé, du présent et de l'avenir ? C'est le propre du Temps de constituer à travers son extrême vacance cette pointe de l'existence. Dans sa vacance, s'offrent toutes les stimulations des astres sur notre métabolisme. Là, reposent l'être et l'étant.

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